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La palmeraie

S’il est un lieu plutôt inattendu et a priori paradoxal pour installer des palmiers, c’est bien celui-ci : un coin du jardin en bordure de terrasse, largement ombré par un pin parasol et deux pins d’Alep ! Un Phoenix canariensis avait été planté là, jouxtant un Sabal minor.

Prémices incongrus pour installer des palmiers ! Quoique …

Ne souhaitant déplacer ni le Phoenix ni le Sabal, j’y ai vu un endroit de prédilection pour y installer des « papous ». On appelle ainsi les petits palmiers de sous-bois, du genre Chamaedorea par exemple, qui poussent sous le couvert d’arbres et d’arbustes.

Cela présente l’avantage d’utiliser les endroits ombragés où peu de plantes peuvent pousser correctement; la culture sous couvert végétal offre aussi une bonne protection contre le vent ainsi que contre les gelées de faible amplitude.

J’y ai donc installé progressivement des Chamaedorea elegans, radicalis et microspadix de semis, une touffe de Raphis multifida, un Arenga engleri; puis, une petite clairière à mi-ombre a accueilli un Phoenix reclinata, un Caryota urens, un Sabal bermudana et un Livistonia chinensis, dans l’espoir que leur croissance place un jour leur tête au soleil.

Avec le temps, la collection de Chamaedorea s’est aggrandie : cataractarum, glaucifolia, metallica, pinatifrons, plumosa, …et ça pousse ! Lentement certes. Chamaedorea metallica produit des graines (stériles ?) tous les ans.

A noter que le Phoenix canariensis continue de se développer remarquablement dans l’ombre épaisse du pin, …ce qui constitue plus une belle performance plutôt qu’un conseil de culture !

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La palmeraie à ses débuts

Une vue de la « palmeraie » à l’origine, depuis la terrasse : le Phoenix canariensis (à gauche) et le Sabal minor (à droite) recevaient alors un peu de soleil matinal. Ce n’est plus le cas, mais malgré cela ils ont bien grandi et voisinent désormais avec de nombreux représentants de la famille des Arécacées.

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